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Donald Bostrom, auteur de l'article controversé paru dans Aftonbladet, a été accueilli dimanche à l’aéroport de Tel Aviv par des manifestants hostiles à sa venue en Israël.
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DIMONA (AFP-EJP)---Un journaliste suédois, objet d'une vive polémique après avoir accusé sans preuves l'armée israélienne de couvrir un trafic d'organes prélevés sur des cadavres de Palestiniens, a défendu ses écrits lundi lors d'une conférence en Israël.
S'adressant à une conférence internationale sur les médias organisée à Dimona, dans le sud d'Israël, Donald Bostrom, maintes fois interrompu par des protestataires, a admis ne pas avoir de preuves pour soutenir les allégations de familles de Palestiniens tués par Tsahal.
Le journaliste, qui a été accueilli dimanche à l’aéroport de Tel Aviv par des manifestants hostiles à sa venue en Israël, a précisé qu'il considérait leurs témoignages comme suffisamment sérieux pour en faire un article en août dernier dans le tabloïde suédois Aftonbladet.
Cet article a déclenché une vague de protestations en Israël et provoqué une crise diplomatique entre l'Etat hébreu et la Suède, au moment où celle-ci assure la présidence de l'Union européenne.
"Une des conclusions est qu'une enquête plus approfondie doit être menée", a plaidé le journaliste.
L'intervention du journaliste a été ponctuée de protestations et de chahut de la part d'un public souvent hostile.
Accompagné par des gardes du corps, Bostrom a salué le "courage démocratique" des organisateurs de la conférence pour lui avoir donné l'occasion de défendre ses écrits.
La publication de son article et le refus des autorités suédoises de le désavouer, au nom de la liberté d'expression, a jeté un froid entre Stockholm et Israël. Les dirigeants israéliens ont exhorté les dirigeants suédois à condamner un article à leurs yeux ouvertement antisémite, mais le ministre des Affaires étrangères Carl Bildt a refusé cette demande sur base du principe de liberté de la presse dans son pays.
Le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom a fait part dimanche de son refus de participer à la conférence au côté du journaliste suédois et a annulé l’aide financière allouée par le ministère des Affaires étrangères à la conférence.
"Je ne suis pas prêt à participé à une conférence qui donne la parole à un ennemi d’Israël comme Bostrom", a-t-il déclaré. "La liberté d’expression est importante mais il y a des lignes qui ne peuvent être dépassées", a-t-il dit.
Dans un communiqué, le Centre Simon Wiesenthal a dénoncé un "travesti" de conférence et accusé Bostrom d'avoir "trahi le code éthique du journaliste".
Interrogé à la radio, un des organisateurs de la conférence, Gidon Adin, a justifié l'invitation du journaliste suédois en faisant valoir qu'"il devra pour la première fois expliquer devant un public hostile pourquoi il publie des articles diffamatoires sur la foi de rumeurs".