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Les travaux de restauration de la synagogue de Maïmonide, dans le vieux Caire.
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LE CAIRE (AFP)---La synagogue de Maïmonide, dans le vieux Caire, a rouvert dimanche après sa restauration en présence de personnalités juives égyptiennes et étrangères, ont indiqué à l'AFP des participants.
Près de 150 personnes ont assisté à la cérémonie sous haute surveillance policière, dont le nouvel ambassadeur d'Israël au Caire Yitzhak Levanon et l'ambassadrice des Etats-Unis Margaret Scobey, ainsi que onze rabbins venus d'Israël.
"Lorsque j'ai pour la première fois mis le pied ici il y a seulement cinq ans, la synagogue était en ruines et son toit béant", a affirmé dans un communiqué le rabbin Andrew Baker, de l’American Jewish Comittee, présent dimanche à la cérémonie.
M. Baker a remercié les autorités égyptiennes de la restauration de l'édifice, et pour avoir "reconnu que les sites religieux juifs font aussi intégralement partie de l'héritage égyptien et de la culture égyptienne".
Aucun officiel égyptien n'était toutefois présent. Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, a expliqué cette absence par le fait qu'il s'agissait d'"une cérémonie juive particulière liée à l'ouverture du lieu de culte".
"La présence juive à cette cérémonie est naturelle", a-t-il dit, ainsi que celle de l'ambassadeur israélien "parce qu'il y a des relations diplomatiques entre l'Egypte et Israël".
Cette restauration fait partie d'un programme de rénovation de lieux de culte juifs entrepris depuis plusieurs années par l'Egypte. La synagogue de Maïmonide tire son nom du rabbin Moïse ben Maimon, un médecin et philosophe qui dirigea la communauté juive d'Egypte au XIIème siècle.
Une cérémonie officielle égyptienne pour la réouverture de la synagogue sera organisée le 14 mars par le Conseil suprême des antiquités égyptiennes (CSA), a indiqué le secrétaire général du CSA, Zahi Hawass.
Les autorités égyptiennes, généralement prolixes dès qu'il s'agit d'antiquités pharaoniques, restent discrètes sur ce programme de restauration manifestement par crainte de réactions négatives dans les milieux islamistes ou laïques opposés à une normalisation avec Israël.
Si Israël et l'Egypte ont signé des accords de paix en 1979, la normalisation des relations culturelles entre les deux pays, rejetée par une large partie de l'intelligentsia égyptienne, reste un sujet délicat.
Autrefois forte de plusieurs dizaines de milliers de personnes, la très ancienne communauté juive d'Egypte a massivement quitté le pays au plus fort des tensions israélo-arabes, et se trouve aujourd'hui réduite à quelques dizaines de membres.