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L'UE vise cette fois le pétrole iranien.
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BRUXELLES (EJP)---Les pays de l'Union européenne ont décidé lundi d'élargir les sanctions contre l’Iran en imposant un embargo pétrolier sans précédent et en touchant les avoirs de la banque centrale européenne en Europe, afin de viser les sources de financement du programme nucléaire de Téhéran.
Et cela "compte tenu de la préoccupation croissante de l’UE à l’égard du programme nucléaire" de Téhéran.
Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, réuni lundi à Bruxelles, a interdit les importations de pétrole brut et de produits pétroliers en provenance d’Iran.
Cette interdiction vise l’importation, l’achat et le transport de ces produits ainsi que les activités du secteur de la banque et des assurances qui s’y rapportent.
Les contrats pétroliers déjà conclus avec l’Iran pourront continuer à être exécutés jusqu’au 12 juillet prochain afin de laisser aux pays les plus dépendants du pétrole iranien – la Grèce et l'Italie en particulier - le temps de se retourner et de trouver un nouveau fournisseur.
L'UE a importé 600 000 barils de brut par jour d'Iran entre janvier et octobre 2011. A terme, elle pense avoir trouvé des fournisseurs alternatifs, comme l'Arabie Saoudite ou la Libye, pour compenser l'arrêt des importations d'Iran.
Le Conseil a également interdit l’importation dans l’UE de produits pétrochimiques en provenance d’Iran ainsi que l’exportation vers ce pays d’équipements et de technologies essentiels pour ce secteur.
L’UE a par ailleurs gelé les avoirs de la banque centrale iranienne au sein de l’UE.
Le commerce de l’or, des métaux précieux et des diamants avec les organismes publics iraniens et la banque centrale iranienne ne sera plus autorisé, tout comme sera interdite la fourniture à la banque centrale iranienne de billets de banque et de pièces iraniens.
Au cours d’une conférence de presse après la réunion des ministres, la chef de la politique étrangère de l’UE, Catherine Ashton, a déclaré que les sanctions européennes ne constituaient "pas une fin en soi" mais qu’elles étaient destinées à faire pression sur l’Iran pour que ce pays revienne à la table de négociation.