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Le président Sarkozy a évoqué l'affaire Zeitouni dans son discours lors du dîner annuel du CRIF.
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PARIS (EJP)---Le président français Nicolas Sarkozy a évoqué l’affaire Zeitouni "qui a bouleversé" dans son discours lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) mercredi soir à Paris.
"Ceux qui ont fait ça, qui ont tué cette jeune fille, doivent rendre des comptes", a-t-il déclaré à propos des deux Français impliqués dans un accident de voiture qui a coûté la vie à Lee Zeitouni, une israélienne de 25 ans, en septembre dernier à Tel Aviv.
Les deux hommes qui se trouvaient à bord du véhicule 4x4, Claude Isaac Khayat et Eric Roubic, avaient immédiatement pris la fuite et regagné précipitamment la France pour échapper à la justice israélienne.
"Ils doivent rendre des comptes pour la famille de cette jeune fille morte sous les roues d’un chauffard mais aussi pour eux-mêmes", a affirmé le chef de l’Etat.
"Parce que, quand on a une telle chose sur la conscience, et qu'on échappe à tout jugement et à toute punition, on ne doit pas pouvoir dormir tranquillement", a-t-il ajouté.
"Je réclame justice pas simplement pour la famille mais pour eux aussi", a-t-il dit, ajoutant toutefois que la France a une position constante "à laquelle je ne dérogerai pas". "La France n’extrade pas ses nationaux", a-t-il tenu à souligner alors que les proches de Lee Zeitouni réclament sans relâche que les deux suspects soient extradés et jugés en Israël.
"Sur ce principe là, mes chers compatriotes, il n’ y aura pas d’exception, jamais", a dit le président.
" Mais si la famille de cette jeune fille, le gouvernement israélien venaient à déposer plainte en France, alors les coupables présumés seront immédiatement déférés devant la justice", a-t-il dit.
"Nous ne devons pas laisser impuni un tel crime", a conclu le président.
Le fiancé et le père de Lee Zeitouni se trouvent à Paris depuis lundi pour réclamer justice. "Pour commencer enfin notre deuil, nous voulons les amener devant la justice en Israël parce que c'est là que le crime a été commis", a expliqué le père, Itzik Zeitouni.
Les deux hommes souhaitaient pouvoir assister au dîner du CRIF mais les dirigeants de l’organisation représentative de la communauté juive ont refusé de les y inviter parce qu’"ils ne souhaitaient pas que la soirée se transforme un événement médiatique autour de ce drame".