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L'UE met Israël sous pression avant une visite de Catherine Ashton dans la région
Mis à jour: 14/mars/2010 09:49
Catherine Ashton, qui est à la tête de la politique étrangère de l'Union européenne, entame dimanche une tournée de cinq jours au Proche-Orient. Elle sera le 17 mars en Israël et a reçu l'autorisation israélienne de se rendre à Gaza.
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BRUXELLES/SAARISELKÄ (EJP-AFP)---L'Union européenne a demandé à Israël de cesser de contrarier les efforts de reprise des négociations de paix avec les Palestiniens, à la veille de la première visite dans la région de sa chef de la diplomatie, la Britannique Catherine Ashton.

Mme Ashton s'est dite "très préoccupée" par l’annonce de la construction de nouveaux logements à Jérusalem-est intervenue cette semaine au moment même où le vice-président américain, Joe Biden, se trouvait en Israël.

"Je suis préoccupée par le fait qu'Israël ait annoncé cela juste au moment où les pourparlers indirects allaient commencer" entre Israéliens et Palestiniens, a-t-elle dit dans une interview accordée à quelques journalistes, en marge d'une réunion samedi avec plusieurs ministres européens des Affaires étrangères à Saariselkä, dans le nord de la Finlande.

Mme Ashton a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à "faire preuve de leadership" en faisant progresser les efforts de paix, pour pouvoir régler notamment la question des implantations..

"Nous avons besoin d'un accord négocié de paix, il doit arriver rapidement, maintenant", a-t-elle ajouté.

Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, présent en Finlande, a également dénoncé la décision du gouvernement israélien. « Le gouvernement dit qu'il souhaite relancer les négociations de paix mais le signal qu'ils viennent de lancer avec l'expansion à Jérusalem-est" est "très mauvais", a-t-il dit aux journalistes.

"Il appartient à présent au gouvernement israélien de prouver qu'il veut réellement la paix", a-t-il ajouté.

La présidence espagnole de l'UE s'est elle inquiétée d'un échec définitif des chances de paix si rien ne bouge.

"Jusqu'à présent, il n'est pas trop tard, mais si nous attendons encore plus de deux ans il sera trop tard car il n'y aura plus d'objet à négocier, plus de territoire", du fait de la progression des colonies juives à Jérusalem et en Cisjordanie, a mis en garde le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.

Il sera à cette date "extrêmement difficile de fixer des frontières" entre l'Etat hébreu et un Etat palestinien, a-t-il estimé. De surcroît, "la direction palestinienne modérée ne serait pas capable de se maintenir en place en tant que partenaire" dans les négociations, a-t-il ajouté.

Catherine Ashton effectue  à partir de dimanche une tournée de cinq jours au Proche-Orient, la première depuis sa nomination à la tête de la politique étrangère de l’Union européenne. 

Elle se rendra en Egypte – où elle prononcera un discours important dit-on-, en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Israël, où elle est attendue le 17 mars, et dans les Territoires palestiniens.

« Je me rends dans la région avec un message clair pour encourager tous les acteurs à s'engager dans des entretiens qui mènent à une paix régionale complète », a-t-elle déclaré à la veille de son voyage.

« Le Moyen-Orient, a-t-elle ajouté, « est une priorité importante de la politique extérieure de l’UE ». Après sa tournée, elle se rendra à Moscou pour participer à une réunion du quartette diplomatique au Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU et Russie).

«  Ma visite est un signe de l’importance que l’UE attache à des relations étendues et profondes avec nos partenaires méditerranéens et le monde arabe ».

Catherine Ashton doit aussi se rendre à Gaza, Israël lui ayant donné une autorisation d’accès, afin de se faire une idée de l'utilisation de l'aide humanitaire européenne et de la situation de la population.

Mais elle a prévenu qu'elle n'avait pas l'intention de rencontrer des responsables du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza et qui est considéré comme terroriste par l'UE et les Etats-Unis. Elle n'a toutefois pas exclu que la question puisse se poser un jour: "nous devons attendre et voir" comment les négociations de paix évoluent.

 


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