JERUSALEM (EJP)---La visite en Israël cette semaine du Premier ministre grec Georges Papandreou, la première depuis deux décennies, a marqué le réchauffement des liens entre les deux pays au moment où les relations d’Israël avec la Turquie n’arrêtent pas de se dégrader.
Au cours d’une conférence de presse après sa rencontre avec M. Papandreou, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a salué cette visite.
"Nous avons échangé des vues sur les moyens de parvenir à la paix. Nous avons eu un dialogue constructif, qui est venu compléter ce dont nous avions discuté, pour la premiere fois, lors d'une entrevue fortuite il y a longtemps, dans un restaurant à Moscou", a Netanyahou qui n'a pas manqué de se référer également au développement des relations entre la Grèce et Israël dans les secteurs de l'économie, via l'extension des relations existantes dans les domaines de la technologie, du savoir-faire, du commerce et de l'agriculture.
Il a ajouté : "Je sais que vous allez rencontrer aujourd’hui le président Abbas. Nous avons discuté de notre engagement pour la paix et de notre envie de commencer au plus vite des négociations directes.Pas vraiment des négociations en fait, mais la recherche d’une conclusion d’un accord de paix historique. Il y a beaucoup de sceptiques à ce sujet. Je ne suis pas l’un d’entre eux. Vous non plus Monsieur le Premier Ministre".
Auparavant, le Premier ministre grec avait été reçu par le président israélien, Shimon Peres, lequel a souhaité au chef du gouvernement grec, en prenant appui sur une période correspondante de crise économique en Israel, "la plus difficile conjoncture économique pour mon pays", a-t-il souligné, que la fin de la crise soit pour la Grèce un "nouveau départ".
Pendant son séjour, M. Papandréou, qui était accompagné du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, s’est rendu à Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste à Jérusalem.