Dimanche, 15 déc. 2019 - 17 of Kislev, 5780

Les communautés juives d’Anvers et de Bruxelles s’opposent sur la pose des ‘Pavés de la Mémoire’

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ANVERS—Le ”Forum der Joodse organisaties” (FJO), l’organe représentatif de la communauté juive vivant dans la région flamande de la Belgique, s’oppose à la “pose illégale” des Pavés de Mémoire, les ‘’stolpersteinen’’ à la mémoire de victimes de la Shoah.  

L’organisation l’a fait savoir après la pose sans autorisation par l’Association pour la mémoire de la Shoah (AMS) de deux pavés à Anvers. L’un à la Pretoriastraat, en hommage à Emile Zuckerberg, recueilli à Izieu (France) et assassiné à Auschwitz.

Le second, sur la Stoomstraat, en l’honneur de Keyla Gitla Szafirstein, issue d’une famille de résistants juifs.

Le FJO, qui représente une communauté juive plus religieuse, a rappelé qu’il soutient le projet du bourgmestre (maire) d’Anvers Bart De Wever et du collège communal d’érection d’un mémorial qui reprendra les noms de toutes les victimes de la Shoah dans la ville.  De plus, dit le président du FJO, Raphael Werner, dans le judaïsme on ne piétine pas des pierres tombales alors que ces pavés de la mémoire sont placés sur les trottoirs. L’organisation affirme également que les quartiers concernés sont aujurd’huis habités par des immigrés musulmans ‘’qui pourraient ne pas être sensibles à ce genre de commémoration’’.

Mais pour l’AMS la pose de ces ‘’stolpersteinen’’ à Anvers est ‘’un acte de désobéissance civile renforcé par une pétition qui a fait valoir qu’Anvers et Munich sont les deux seules villes d’Europe hostiles aux Pavés de Mémoire“.

 “Anvers est la seule ville où des policiers ont orchestré les rafles”, explique le porte-parole de l’organisation, Michel Lussan. “La ville a eu le plus haut taux de morts juives en 40-45, à savoir 65 %. Le refus des autorités empêche aussi de dédier des pavés aux policiers qui, opposés aux rafles, sont entrés dans la Résistance et ont été déportés.”

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