Samedi, 31 oct. 2020 - 13 of Heshvan, 5781

Le Crif dénonce la décision de la Cour européenne des droits de l’homme qui ‘justifie le boycott d’Israël’

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Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a dénoncé la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui a condamné la France dans une affaire d’appels au boycott des produits israéliens. “La Cour européenne des droits de l’homme justifie le boycott d’Israël”, déclare le Crif dans un communiqué.

La cour de Strasbourg a jugé qu’une condamnation pénale française contre douze activistes du mouvements BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) impliqués dans une campagne de boycott des produits importés d’Israël n’avait pas de motifs suffisants et violait leur liberté d’expression.

La Cour de cassation, la plus haute cour d’appel de France, avait confirmé en 2015 une décision condamnait  les membres du mouvement anti-israélien pour incitation au racisme et à l’antisémitisme. Ils ont été condamnés pour distribution de tracts dans des supermarchés de l’est de la France et port de tee-shirts appelant au boycott des produits israéliens.

‘’L’arrêt contredit la décision de la Cour de Cassation. Le Crif le regrette ”, a déclaré le groupe juif, soulignant que la décision de la cour de Strasbourg ” assimile le boycott d’Israël à ‘’une manifestation d’opinion politique protégée par la liberté d’expression.’’

Crif note avec regret que la Cour par son arrêt du 11 juin 2020 contredit son arrêt du 16 juillet 2009 par lequel elle a reconnu le caractère ‘’discriminatoire, et donc condamnable’’ de l’appel au boycott d’Israël, les deux arrêts s’appuyant sur le même article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Le Crif rappelle également qu’à ce jour l’appel au boycott d’Israël a toujours été considéré comme illégal en France et que cette illégalité a été confirmée par la Cour de cassation.

Francis Kalifat, Président du Crif, qui a souvent alerté sur le lien entre haine d’Israël, l’antisionisme, l’antisémitisme et la haine des Juifs  dit s’inquièter  de ce que la décision de la cour de Strasbourg ‘’n’ait pour conséquence une augmentation significative des actes et discours haineux contre les Français Juifs.’’

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