Vendredi, 10 juil. 2020 - 18 of Tammuz, 5780

Le gouvernement israélien n’a pas encore décidé d’étendre ou non la souveraineté d’Israël à certaines parties de la Cisjordanie, déclare le ministre israélien des Affaires étrangères à son homologue allemand en visite à Jérusalem

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Le gouvernement israélien n’a pas encore décidé d’étendre ou non la souveraineté d’Israël à certaines parties de la Cisjordanie, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi lors d’une rencontre avec son homologue allemand Heiko Maas.

Maas a effectué mercredi une courte visite en Israël, son premier voyage hors d’Europe depuis la pandémie de coronavirus.

Il s’agissait également de la première visite en Israël d’un ministre d’un pays étranger depuis la formation du nouveau gouvernement de coalition. “La visite témoigne de la force des relations entre les deux pays qui marqueront cette année le 55e anniversaire de leurs relations diplomatiques”, a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères.

Selon la presse allemande, la rencontre avec Ashkenazi a été ‘’amicale’’.

Selon l’accord de coalition du gouvernement entre le parti bleu et blanc d’Ashkenazi et le Likoud, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu peut étendre la souveraineté d’Israël à certaines parties de la Judée et de la Samarie (Cisjordanie), y compris les communautés juives et la vallée du Jourdain, à partir du 1er juillet, sur la base du plan de paix présentée par le président américain Donald Trump en janvier dernier.

Interrogé sur les cartes en cours d’élaboration pour indiquer les zones qu’Israël annexerait, Ashkenazi a indiqué qu’elles n’étaient pas encore prêtes. Il a déclaré que le plan Trump comporte une carte conceptuelle et que le comité de cartographie américano-israélien est censé fournir les détails de la limite exacte de chaque implantation juive.

‘’La carte n’est pas une décision. Ce sera la base d’une décision que nous prendrons’’,  a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères.

Il a insist sur le fait que l’Allemagne devait attendre que toute décision soit prise.

“L’initiative de paix du président Trump sera poursuivie de manière responsable, en pleine coordination avec les États-Unis, tout en maintenant les accords de paix et les intérêts stratégiques d’Israël. Nous avons l’intention de le faire dans le cadre d’un dialogue avec nos voisins’’, a déclaré Gabi Ashkenazi.

Il a également remercié le gouvernement allemand d’avoir interdit le Hezbollah sur son territoire et a appelé l’UE à suivre l’exemple de Berlin.

Lors d’une conférence de presse, le ministre allemand a critiqué le plan visantr à étendre la souveraineté israélienne en Cisjordanie,  soulignant les ‘’inquiétudes honnêtes et sérieuses’’ du gouvernement allemand et de l’Union européenne face aux conséquences possibles d’une telle décision. Il a qualifié une éventuelle annexion d’’incompatible avec le droit international et la politique constante de l’UE en faveur d’une solution à deux États’’.

Cependant, Maas n’a pas parlé des conséquences possibles ni même des sanctions contre Israël si le plan était mis en œuvre, affirmant que l’Allemagne et l’Union européenne préfèreraient “chercher le dialogue” avec Israël. Il a également appelé à de nouvelles négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

Mais il a averti lors d’une rencontre avec avec le Premier ministre Netanyahu qu’il y avait des pressions au sein de l’UE pour adopter des mesures contre Israël si Jérusalem allait de l’avant avec le plan. Certains États membres de l’UE, à savoir le Luxembourg, l’Irlande, la Belgique, l’Espagne et même la France pourraient décider de mesures individuelles telles que la reconnaissance d’un État palestinien, affirment des sources européennes.

Le ministre a ajouté que le but de sa visite était d’en savoir plus sur les plans d’Israël.

L’Allemagne prendra le 1er juillet la présidence tournante de l’UE ainsi que la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies. Cela signifie que le pays jouera un rôle important sur la question de l’annexion.

Au cours de sa visite, Maas a également rencontré le ministre de la Défense, Benny Gantz. Il a également eu une conversation par vidéo avec le Premier ministre palestinien. Le ministère allemand des Affaires étrangères a cité la pandémie de coronavirus comme raison pour laquelle Maas ne s’est pas rendu à Ramallah.

Avant de retourner à Berlin, il a également rencontré son homologue jordanien à Amman.

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