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Le Sénat français adopte la définition de l’antisémitisme de l’IHRA

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L’Assemblée nationale, la chambre basse du parlement, avait voté en 2019 pour une résolution similaire.

Le Sénat français adopte la définition de travail de l’antisémitisme de l’IHRA.

L’Assemblée nationale, la chambre basse du parlement, a voté en 2019 pour une résolution similaire.
Le Sénat français a largement approuvé une proposition de résolution de sa majorité de droite, soutenue par le gouvernement, qui adopte la définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
Rappelant que l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, a voté en 2019 une résolution similaire initiée par le groupe LREM au pouvoir, la ministre française de la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est dite “heureuse que le Sénat adopte cette même démarche.”
“Il s’agit d’une résolution, elle n’a pas de valeur juridique contraignante, elle ne change pas notre droit (…) mais elle peut servir de base à l’application du droit ainsi que servir de base aux politiques publiques”, a-t-elle déclaré, soulignant qu’elle permettra de mieux identifier, de mieux caractériser l’antisémitisme.
La définition de l’IHRA a été adoptée par le Parlement européen et une vingtaine de pays et soutenue par le président français Emmanuel Macron en 2019 dans un discours prononcé lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Elle ne fait toutefois pas consensus, ses détracteurs estimant qu’elle peut interdire toute critique d’Israël.
“”La résolution précise que la définition de l’antisémitisme que nous préconisons n’est pas contradictoire avec la liberté de critiquer les politiques menées par le gouvernement israélien”, a déclaré le ministre.
”Cela ne peut être qu’un élément positif dans la lutte contre l’antisémitisme en France, alors que l’antisémitisme ne fait malheureusement que progresser”, a déclaré le Crif après le vote au Sénat.
Pour le président du groupe conservateur LR, Bruno Retailleau, auteur de la proposition de résolution avec son homologue centriste Hervé Marseille, la définition proposée est “suffisamment large pour prendre en compte toutes les nouvelles expressions de l’antisémitisme” et “suffisamment stricte pour ne pas heurter la liberté d’opinion”.
“Réaffirmer dans cet hémicycle notre attachement à ce combat essentiel pour le bien vivre ensemble était impératif à l’heure où certains cherchent à réhabiliter le pétainisme et à nier le droit des enfants tués à Toulouse (en 2012 par Mohamed Merah, ndlr) à être enterrés en Israël”, a déclaré Marseille en référence aux propos controversés d’Eric Zemmour, candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2022 qui ne cesse de monter dans les sondages.

Rappelant que l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, a voté en 2019 une résolution similaire initiée par le groupe LREM au pouvoir, la ministre française de la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est dite “heureuse que le Sénat adopte cette même démarche.”

“Il s’agit d’une résolution, elle n’a pas de valeur juridique contraignante, elle ne change pas notre droit (…) mais elle peut servir de base à l’application du droit ainsi que servir de base aux politiques publiques”, a-t-elle déclaré, soulignant qu’elle permettra de mieux identifier, de mieux caractériser l’antisémitisme.

La définition de l’IHRA a été adoptée par le Parlement européen et une vingtaine de pays et soutenue par le président français Emmanuel Macron en 2019 dans un discours prononcé lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Elle ne fait toutefois pas consensus, ses détracteurs estimant qu’elle peut interdire toute critique d’Israël.

”La résolution précise que la définition de l’antisémitisme que nous préconisons n’est pas contradictoire avec la liberté de critiquer les politiques menées par le gouvernement israélien”, a déclaré la ministre Schiappa.

”Cela ne peut être qu’un élément positif dans la lutte contre l’antisémitisme en France, alors que l’antisémitisme ne fait malheureusement que progresser”, a déclaré le Crif après le vote au Sénat.

Pour le président du groupe conservateur LR, Bruno Retailleau, auteur de la proposition de résolution avec son homologue centriste Hervé Marseille, la définition proposée est “suffisamment large pour prendre en compte toutes les nouvelles expressions de l’antisémitisme” et “suffisamment stricte pour ne pas heurter la liberté d’opinion”.

“Réaffirmer dans cet hémicycle notre attachement à ce combat essentiel pour le bien vivre ensemble était impératif à l’heure où certains cherchent à réhabiliter le pétainisme et à nier le droit des enfants tués à Toulouse (en 2012 par Mohamed Merah, ndlr) à être enterrés en Israël”, a déclaré Marseille en référence aux propos controversés d’Eric Zemmour, candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2022 qui ne cesse de monter dans les sondages.

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